đŒ Ă 48 ans, le dĂ©but de ma vie
Ă 48 ans, il paraĂźt que beaucoup dâentre nous arrivent Ă ce moment Ă©trange oĂč lâon se retourne sur sa vie. Pas pour la juger, pas pour la regretter, mais pour la regarder en face et se demander : Et moi, dans tout ça ? Quâest-ce que jâai fait, quâest-ce que je veux ou peux encore faire ?
Je fais partie de celles qui ont encore une faim immense dâapprendre, de crĂ©er et de vivre.
đŒ Une vie que jâai construite.
Jâai un mari, une maison dans un endroit oĂč soyons honnĂȘtes jamais je nâaurais imaginĂ© vivre un jour. Et pourtant.
Jâai trois garçons magnifiques, respectueux, bosseurs, et tellement beaux. Oui, je le dis sans honte : ils sont au top. Et ce nâest pas seulement parce que ce sont les miens đđ„°. Ils sont vraiment extraordinaires.
Tout ce que jâavais rĂȘvĂ© Ă©tant jeune, je lâai rĂ©alisĂ©.
Et mĂȘme plus, si vous saviez.âșïž
đ± BĂątir une vie... sans s'y oublier
J'ai quittĂ© le cocon familial trĂšs jeune. MariĂ©e Ă 19 ans. Puis dix annĂ©es de silence, de doutes et de consultations mĂ©dicales pour rĂ©ussir Ă devenir mĂšre. Il aura fallu changer de rĂ©gion pour quâun spĂ©cialiste pose enfin le bon diagnostic et quâune simple intervention dĂ©bloque tout. Parfois, il faut juste rencontrer la bonne personne, au bon moment, et persĂ©vĂ©rer.đđ
Avec mon mari, on a tout fait pour construire cette vie dont nous rĂȘvions.
Et on y est arrivé ensemble .
Nous avons tout donné pour construire notre vie. En 2003, nous avons lancé notre entreprise ensemble. Une belle aventure, un défi quotidien, une immense fierté partagée.
Pourtant, au milieu de tout ça, je ne mâĂ©tais jamais posĂ© la seule question qui manquait : « Et moi, toute seule... de quoi ai-je vraiment envie ? »
Au fond de moi, une petite voix me répétait : Tu as encore quelque chose à accomplir. Rien que pour toi.
Ce nâĂ©tait pas un cri de regret. CâĂ©tait une porte qui sâentrouvrait. Un nouveau chapitre qui m'attendait.
đŸ Alors pourquoi ce besoin de me rĂ©inventer maintenant ?
Je ne me suis jamais vraiment me demander :
Et moi, quâest-ce que je veux , mais seulement moi qu'est ce que je veux vraiment moi ?
Aujourdâhui, nous faisons tourner notre entreprise avec mon mari depuis 2003..
Câest une fiertĂ©, une aventure, un dĂ©fi et que l'on fait tous les deux ensemble .
Mais au fond de moi, il y a cette petite voix qui dit :
Tu as encore quelque chose Ă faire. Pour toi. Pour ta vie Ă toi.
Ce nâest pas un regret.
Câest une ouverture.
Une porte qui sâentrouvre.
Un nouveau chapitre qui attend que je lâĂ©crive.
đ Ă 48 ans, je ne suis pas Ă la moitiĂ© de ma vie : je suis au dĂ©but de ma vie Ă moi
Et peut-ĂȘtre que câest ça, finalement, la vraie maturitĂ© :
Comprendre que tout ce quâon a construit est prĂ©cieuxâŠ
Mais que lâon a encore le droit et mĂȘme le devoir de se choisir.
đ Ă presque 50 ans, je construis enfin quelque chose qui mâappartient vraiment
Pour certains dâentre vous, je ne vous apprendrai rien en disant que l'on a envie de construire un projet rien quâĂ soi.
J'avais ce besoin viscĂ©ral d'un projet Ă moi. Quelque chose qui ne dĂ©pende ni de mon rĂŽle de mĂšre, ni de mon statut d'Ă©pouse, ni de notre entreprise. Quelque chose qui sorte directement de mes mains, de ma tĂȘte, de mon cĆur.
Câest en mâessayant au coloriage pour adulte et en apprenant Ă apprivoiser la tablette graphique avec mon fils que l'Ă©tincelle a jailli : Et si câĂ©tait ça, mon indĂ©pendance ?
Pourquoi ce que je dessine ne pourrait pas devenir quelque chose que dâautres mettent en couleur, Ă leur maniĂšre, avec leur sensibilitĂ© ?
đš Un an dâentraĂźnement, de doutes⊠et ce fameux bouton âMettre en venteâ
Jâai mis plus dâun an Ă mâentraĂźner.
Un an Ă apprendre, Ă gommer, Ă recommencer, Ă me dire que je nâĂ©tais pas assez douĂ©e, pas assez lĂ©gitime.
Le jour oĂč jâai cliquĂ© sur le bouton « Mettre en vente », mon cĆur battait Ă tout rompre. La peur de l'imposteur m'Ă©tranglait : qui Ă©tais-je pour prĂ©tendre ĂȘtre une illustratrice ?
Mais jâai tremblĂ©... et jâai osĂ©. Et vous Ă©tiez lĂ .
Je peux vous dire que ça a été trÚs dur.
Jâavais une partie de moi qui nâĂ©tait pas confiante du tout.
Je me sentais comme une imposteur, une intruse dans un monde dâillustrateur, celles qui savent, celles qui osent.
Mais jâai osĂ©.
Et vous avez été là .
đ Vous mâavez aidĂ©e Ă continuer
Aujourdâhui encore, regarder vos mises en couleur me donne des frissons.
Voir mes traits prendre vie sous vos crayons, recevoir vos nuances, vos émotions, vos univers... c'est indescriptible. Grùce à vous, je prends confiance.
Et sans fausse pudeur, je peux le dire : je vois mes dessins évoluer, je sens mon trait s'affirmer, et je suis enfin fiÚre de moi
Je nâen reviens toujours pas de voir vos mises en couleur.
De voir mes dessins vivre entre vos mains.
De voir vos palettes, vos nuances, vos idées, vos émotions posées sur mes traits.
Ăa me fait tout drĂŽle, vraiment.
Plus je continue, plus je prends confiance.
đ GrĂące Ă vous, je rĂ©alise enfin quelque chose rien quâĂ moi
à presque 50 ans, je me découvre un projet qui me fait vibrer.
Un projet qui me ressemble.
Un projet qui mâappartient.
Et câest grĂące Ă vous tous.
GrĂące Ă vos couleurs, vos messages, vos encouragements, vos partages.
Grùce à votre fidélité, votre bienveillance, votre enthousiasme.
Alors oui, mille mercis.
Merci de me permettre de croire en moi.
Merci de mâaider Ă avancer.
Merci de faire partie de cette aventure qui, pour la premiĂšre fois de ma vie, est vraiment la mienne.
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